Virgile Loyer

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Curriculum Vitae

Virgile loyer est un artiste français, né à Paris en 1975.

Il pratique depuis 2001 une cinématographie du réel, une recherche documentaire et poétique qui s’est exprimée dans des formats audiovisuels classiques, de courts et moyens métrages, ainsi que dans des formes transdisciplinaires pour le théâtre et la danse notamment.

En 2008, avec l’auteur et dessinateur Damien MacDonald, réalise DONC, film portrait de l’écrivain Marcel Moreau, qui inaugure, autour de cette écriture, une série de travaux et de collaboration avec, entre autres, le comédien Denis Lavant, le peintre Alechinsky, le musicien Benoist Bouvôt, les chorégraphes Christine Bastin et Veronica Vallecillo, le céramiste Alain Gaudebert…

Auprès de ce dernier, entame à partir de 2015 une activité potière. Son cinéma entre alors aussi en terre cuite, avec une série de films céramiques: Par cette formule paradoxale, entendre: expérience cinématographique de la pratique céramique.

Depuis 2019, il mène une expédition de secours vers le Mont Analogue, aventure  au sein de laquelle il réalise une œuvre sculpturale céramique : les Analogies.

Inspiration

Les œuvres, elles, sont bien réelles.
Pareilles à des stèles, en grès et cuites au bois.
Doublement inspirées par René Daumal et Marcel Moreau, poètes disparus, elles sondent les origines telluriques de la pensée et de l’intime.
Des sculptures comme des adaptations littéraires.

Il y a quelque temps,  Virgile Loyer a entrepris de mettre sur pied une expédition pluridisciplinaire pour partir à la recherche du Mont Analogue, une île de l’hémisphère sud, décrite comme la plus haute montagne du monde et dont Daumal et ses coéquipiers ne sont pas revenus.

Chaque stèle s’apparente à une borne destinée à jalonner le voyage symbolique.

Appelée « Kerguelen » ou « Analogie », chaque borne expose à la lumière des astres pataphysiques la topographie imaginaire d’un lieu. Courbes de niveau et gires d’Ubu roi se disputent les surfaces des volumes.

Montées à la plaque, sans intention initiale et où, autour de quelques lignes de forces majeures, le geste reste à l’écoute de la volition de la matière.
Les sculptures nourries de vide, laissent sourdre l’existence d’un dedans et d’un dehors, d’un paysage intérieur en contre-dépouille, d’un double semblable aux Hommes creux de Daumal, ceux-là mêmes qui hantent la pierre et qui attendent notre mort pour redevenir un.

Stéphanie Le Follic-Hadida
Curatrice, historienne de l’art et vice-présidente de l’AIC

Technique

Pour la série des Analogies, je monte les pièces avec des plaques que j’ai préalablement incisées et texturées sur le tour à pied, puis étirées à l’africaine.

Il peut y avoir plusieurs dizaines de plaques dans une seule pièce ; la surface étant première, l’assemblage ne peut se faire que de l’intérieur, en creux. Je compare cet assemblage à de l’alpinisme, de l’escalade périlleuse.
Une fois le sommet atteint, je continue à travailler la surface géologique, en apportant au tégument des terres de rencontres, minéraux et émaux de cendres.

Enfin, je soumets la pièce au feu du four à bois. Il est essentiel pour moi de cuire au bois, car comme l’écrit Paul Valéry, tandis que le feu agit, l’homme se consume.